Aujourd’hui, lors de la session plénière du Conseil Régional Rhône Alpes, je suis intervenue au nom du groupe UMP sur le projet de convention d’application pour 2009 du Plan régional de développement des Formations. Notre groupe a voté contre, car la majorité régionale a délibérément utilisé cette délibération, capitale pour la formation des Rhônalpins, pour faire de l’opposition à la politique gouvernementale.
Monsieur le Président,
Permettez-moi tout d’abord de saluer le passage en assemblée plénière de cette convention, nous l’avions demandé chaque année et vous le faites enfin après quelques années en commission permanente !
Malheureusement, nous regrettons que cette mesure de publicité soit dictée par des motifs politiques. A la lecture du rapport, nous comprenons bien l’objectif de cette « publicité » aujourd’hui.
Ce document n’est pas un rapport mais un recueil de diatribes et de dénigrements contre toutes mesures gouvernementales et une suite quasiment ininterrompue de gages de respectabilité que vous souhaitez donner à votre politique.
Mais quelques pages de justifications et de dénégations ne font pas une politique.
Face à la réforme, en particulier concernant la voie professionnelle, il ne s’agit surtout pas d’agiter le chiffon rouge-rose-vert, mais de voir quel travail « contractuel » peut être entrepris pour parvenir un à résultat conforme aux besoins de nos enfants.
Vous vous appliquez à noircir le tableau en occultant vos propres responsabilités en la matière :
Par exemple, 1er paragraphe du « gras », vous fustigez les méthodes employées pour la réforme en cours. Pourtant, comme vous le rappelez, il s’agit d’un domaine de compétence partagée… et vous agissez comme si cette question relevait d’un domaine de compétence mixée ou séparée !
Madame Vieux-Marcaud, aime souvent nous le rappeler et omet les fondements mêmes de la Loi Giraud du 20/12/1993.
Cela va même plus loin ! Vous êtes ici en contradiction avec votre 4ème paragraphe qui reporte entièrement sur Messieurs les Recteurs, les décisions dont vous disiez quelques lignes plus tôt qu’elles étaient de « compétence partagée » !
A force d’insistance, vous finissez donc par vous contredire.
Alors qu’il faudrait au contraire, aller plus loin ! et élargir, aux partenaires socioprofessionnels ce partage de la compétence !
C’est d’ailleurs le sens du travail mené au Sénat notamment de notre collègue Jean-Claude Carle et des propositions qui seront portées par le ministre Laurent Wauquiez très prochainement.
Par ailleurs, vous insistez lourdement sur le « manque de concertation », mais vous savez bien qu’il s’agit d’abord de balayer devant sa porte :
En matière d’équité comment accorder de la valeur à vos remarques lorsque de nombreux établissements, chargés de formation professionnelle type Maisons Familiales et rurales restent aujourd’hui à l’écart soit pour ouvrir des filières BTS ou attendent parfois depuis 4 ans leur subvention !
C’est pourquoi, nous ne pouvons décemment voter ce rapport en l’état, qui ne reflète pas un réel travail en commun avec les partenaires concernés et contredit l’esprit même dans lequel doit être élaboré ce type de convention, qui dénigre l’Etat et ne respecte pas l’esprit de la loi référence en vigueur.



