En quelques mots...


Conseillère du 7ème arrondissement de Lyon (depuis 1995), Conseillère Régionale Rhône Alpes depuis 2004 et Conseillère Communautaire Grand Lyon (depuis avril 2008), je suis mariée, j'ai un enfant et j'habite le 7ème arrondissement.

Depuis la fin de mes études de Droit Public & Science Politique (Université Jean Moulin) en 1995, je travaille pour une association pour l'emploi des jeunes (jeunes en situation de handicap notamment).

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26 mar 2009 . Actualité Région

Oui, mais… au plan TICE dans les lycées de Rhône Alpes

Je suis intervenue, ce jeudi matin, pour le Groupe UMP sur le Projet de Plan pour le développement des TICE dans les Lycées de Rhône Alpes.

A l’issue du débat, il est confirmé que nous sommes bien opposés à la majorité régionale qui pose en principe la gestion obligatoire de la maintenance informatique par des fonctionnaires.

Ce point peut paraître technique. Il n’en est rien. C’est un choix politique de créer, à terme, un service public supplémentaire, à imputer sur les dépenses futures de notre collectivité.

En revanche, suite à notre amendement, l’éxécutif nous a entendu en acceptant d’intégrer à terme les lycées privés sous contrat dans cette démarche.

En décembre 2005, nous avions voté le rapport « SIDERHAL » société de l’information pour le développement de Rhône-Alpes. Le Plan que vous nous proposez aujourd’hui s’inscrit dans cette démarche et la prolonge.

 Si l’éducation constitue effectivement un levier de cette politique, l’enjeu que représente les TIC est aujourd’hui incontournable. L’usage, par le plus grand nombre et en particulier les lycéens et la communauté éducative, de ces technologies est également indissociable de cet objectif éducatif.

 La Région investit beaucoup d’argent dans les infrastructures et les matériels, il est donc logique qu’elle souhaite dorénavant offrir une qualité de service adéquat et ce, suivant 2 volets :

  • par le déploiement progressif d’espace numérique de travail mutualisé pour les lycées (ENT),
  • et la mise en œuvre d’une démarche optimisée pour la maintenance informatique.

 Nous sommes favorables à cette action qui participe d’une démocratisation du savoir et de la connaissance, favorable à l’épanouissement de notre jeunesse.

 Par contre, quelques points méritent d’être précisés :

 - Concernant l’ENT, nous sommes impatients de voir se formaliser une convention encadrant les obligations réciproques pour la mise en œuvre de cette politique, et qu’un réel travail de partenariat puisse s’instaurer entre les acteurs concernés, pour par la suite en maîtriser les contenus diffusés à nos enfants.

 - Ensuite, et c’est l’objet de notre amendement, nous insistons pour que soient pris en compte dans le plan maintenance, les lycées privés sous contrat, pour lesquels notre collectivité participe également à l’équipement. Il est logique que l’optimisation des services de maintenance visée par cette mesure leur profite également.

 - A propos de la maintenance, vous proposez de mettre en œuvre, dans un premier temps, plusieurs modalités d’intervention :

  • Equipe mobile internalisée aux services de la région en Savoie et Haute Savoie
  • Appel à la sous-traitance pour le Rhône
  • Pour 2009, dans les autres départements, recherche de partenariats avec les autres structures et collectivités chargées de la maintenance dans les collèges.

 Contrairement à d’autres groupes, nous ne voyons pas d’inconvénient au recours à la sous-traitance.

Plus clairement, nous ne pensons pas que le recours à la constitution d’un service régional de maintenance informatique, interne à la Région soit la réponse de principe obligatoire à cette mission. Là où le secteur privé existe, peut répondre à la demande, la création d’un service public n’est pas indispensable.

Sur ce sujet, il ne faut pas faire une question de principe pour augmenter le nombre de fonctionnaires de la région. Il ne faut pas trop « fonctionnariser » ces interventions et alourdir encore les charges de fonctionnement alors que d’autres modes d’intervention initiés pourraient se révéler plus opérationnels.

 C’est, puisque nous allons expérimenter plusieurs systèmes en parallèle, nous pensons qu’il serait bon d’en évaluer l’efficacité, les effets et « la rentabilité » pour adopter la solution  adaptée aux besoins de la communauté éducative au meilleur coût pour notre collectivité.

 Enfin, je souhaite souligner l’effort en matière de développement durable entrepris ici, de la phase d’achat à celle du recyclage qui permet de rendre la filière « propre » et de la mettre en perspective avec les autres modes de déplacements de l’information.

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